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mercredi 5 octobre 2011

Le Bureau de la Reine Marie-Antoinette retrouve Versailles


Ce bureau, chef-d'oeuvre du maître ébéniste Jean-Henri Riesener (1734 –1806), daté de 1783 et reconnu « oeuvre d’intérêt patrimonial majeur », vient d’être acquis par l’Etat pour le château de Versailles. Il retrouve ainsi son lieu d'origine.
Le bureau frappe par l’élégance de ses proportions.
Le bureau frappe par l’élégance de ses proportions. / Crédits: Château de Versailles, Christian Milet
Chef-d'oeuvre du maître ébéniste Jean-Henri Riesener (1734 –1806), le favori de Marie- Antoinette, ce bureau avait disparu des collections royales depuis la Révolution française.
D’une absolue perfection dans son exécution, le bureau frappe par l’élégance de ses proportions, le raffinement de son placage de bois précieux et, plus encore, la qualité de son décor de bronze doré à l’antique ou à motifs floraux, si révélateurs du goût de la Reine. Il fut livré au Garde-Meuble de la Reine pour le domaine de Trianon. Il était destiné plus particulièrement à l'une des pièces de la Maison de la Reine, au Hameau de la Reine.
Cet ensemble de chaumières de style normand, construit par Richard Mique à partir de 1783, d’un aspect volontairement modeste à l’extérieur, réservait à l’intérieur la surprise d’un décor et d’un ameublement particulièrement luxueux. Ainsi, ce salon était meublé de quatre magnifiques encoignures aussi de Riesener, aujourd’hui conservées dans plusieurs musées américains. Ce précieux mobilier fut vendu et dispersé lors de la Révolution française.
Ne pouvant être replacé au Hameau, le bureau de Marie-Antoinette sera présenté dans le Cabinet doré de la Reine. Le château de Versailles poursuit sa politique de remeublement, entreprise depuis la dernière guerre. Cette acquisition a été rendue possible grâce aux dispositions fiscales de la loi du 1er août 2003 relative au mécénat, aux associations et aux fondations. Ces dispositions créent des conditions favorables à l’entrée dans les collections publiques, grâce au mécénat d’entreprise, d’œuvres reconnues d'intérêt patrimonial majeur par la Commission consultative des trésors nationaux.

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