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mercredi 5 octobre 2011

La cathédrale de Bourges


Au centre de la France, dans l’ancienne province du Berry, Bourges offre au visiteur un des plus beaux joyaux de l’art gothique français : la cathédrale Saint-Etienne. Située dans le centre historique de la ville, secteur sauvegardé depuis 1965, elle est classée monument historique depuis 1862 et a été inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco en 1992.
Par-delà sa beauté architecturale, la cathédrale de Bourges témoigne de la puissance du christianisme dans la France médiévale.
Par-delà sa beauté architecturale, la cathédrale de Bourges témoigne de la puissance du christianisme dans la France médiévale. / Crédits: Jean-Jacques Cordier - Fotolia.com
Admirable par ses proportions et l'unité de sa conception, la cathédrale Saint-Étienne de Bourges a été construite entre la fin du XIIe et la fin du XIIIe siècle. Son tympan, ses sculptures et ses vitraux sont particulièrement remarquables. « Par-delà sa beauté architecturale, elle témoigne de la puissance du christianisme dans la France médiévale », selon le site de l’Unesco.
La cathédrale de Bourges a exercé une influence considérable dans le développement de l'architecture gothique.
Symbole du christianisme dans la France médiévale
Dès le IIIe siècle, la communauté chrétienne de Bourges est la première de Gaule ; la cité,  devenue  ville royale depuis 1100, se situe à l’époque à la limite Sud du royaume de France et de l’Aquitaine, possession anglaise. Tête de pont du pouvoir capétien et affirmation de la puissance de l’archevêque de Bourges, « Primat d’Aquitaine »,  la cathédrale de Bourges se devait de frapper les esprits.
Originale et somptueuse
Premier édifice gothique construit au sud de la Loire, la cathédrale Saint-Étienne est admirable par ses proportions harmonieuses. « Elle frappe avant tout par son extraordinaire beauté, qui combine à la perfection l'organisation de l'espace avec des proportions harmonieuses et un décor de la plus grande perfection », comme le souligne l’Unesco.
Son architecte anonyme a opté pour un plan unique, dépourvu de transept et pour des effets plastiques extrêmement modernes pour leur temps. Des éléments qui distinguent la cathédrale du plan de Notre-Dame de Paris, dont l’architecte se serait partiellement inspiré (double déambulatoire, nef centrale à voûte sexpartite, avec une alternance de piles faibles et fortes). L’édifice se distingue aussi par une luminosité exceptionnelle. Sur les  trois étages du chœur, s’ordonnent des vitraux du XIIIe siècle,  véritables «  livres de lumière ».
La façade occidentale, mesurant plus de 40 mètres, est la plus large de tous les édifices gothiques de France. Elle se pare de cinq portails à double portes, somptueusement sculptés : le portail Saint Guillaume, le portail de la Vierge, le portail du Jugement dernier, le portail Saint Etienne, le portail Saint Ursin.
La cathédrale est encore entourée des maisons à pans de bois qui témoignent de l'image de la ville médiévale.
Ne pas manquer
  • Le tableau grandiose du Jugement dernier, chef-d’œuvre de la sculpture gothique (1240), sur le portail central de la façade occidentale.
  • La magnificence des vitraux du chœur éblouit les visiteurs : Lazare et le mauvais riche, l’invention des reliques de Saint Etienne, le Bon samaritain… illustrent l’enseignement de l’Eglise.
  • A admirer également, la verrière du Grand Housteau  (XIe siècle) sur la façade occidentale et les verrières des chapelles latérales (XVe au XVIIe siècles) dont la célèbre Annonciation  de la chapelle Jacques Cœur.
  • Construite en 1424 et restaurée récemment, l’horloge astronomique est l’une des plus vieilles horloges en fonctionnement. Elle rythme encore les heures au son du Salve Regina.
  • Curieux et  sportifs peuvent  gravir les 396 marches de la tour nord ou « tour de Beurre » et découvrir à son sommet une surprenante perspective sur la cathédrale et une vue panoramique de la ville.

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