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mercredi 5 octobre 2011

La cité fortifiée de Carcassonne


Exemple exceptionnel de ville médiévale fortifiée, la cité de Carcassonne a joué un rôle de première importance dans l’histoire du Languedoc. Au XIXe siècle, le travail de  restauration  de la cité, dirigé par Eugène Viollet-le-Duc, lui permit de retrouver son apparence du XIIIe siècle. Depuis 1997, elle est inscrite au Patrimoine mondial de l’Unesco.
Les impressionnantes fortifications, visibles de loin dans la campagne de l’Aude, sont composées de deux enceintes et d'un château comtal du XIIe siècle, lui-même entouré de fortifications.
Les impressionnantes fortifications, visibles de loin dans la campagne de l’Aude, sont composées de deux enceintes et d'un château comtal du XIIe siècle, lui-même entouré de fortifications. / Crédits: Philippe Berthé - CMN, Paris
La cité médiévale de Carcassonne est dotée d'un extraordinaire système défensif entourant le château et les corps de logis qui lui sont associés, ses rues et sa superbe cathédrale gothique ; ses remparts massifs ont été construits sur des murailles remontant à la fin de l'Antiquité. « Carcassonne doit aussi son importance exceptionnelle à la longue campagne de restauration menée par Viollet-le-Duc, l'un des fondateurs de la science moderne de la conservation », selon le site de l’Unesco.
Historique
A la fin de la Croisade contre les Albigeois, la ville fortifiée historique de Carcassonne devint une place emblématique du pouvoir du roi de France, à la frontière aragonaise. Sous les règnes successifs de Louis IXPhilippe Le Hardi et Philippe Le Bel, elle prend sa physionomie définitive.
Au début du XIXe siècle, la cité est une forteresse aux murailles à demi ruinée, perchée sur une butte difficile d'accès. Il faudra attendre la seconde moitié du XIXe siècle et l’émergence d’une nouvelle conscience patrimoniale pour qu’elle bénéficie, sous la conduite d’Eugène Viollet-le-Duc, d’un des plus importants chantiers de restauration jamais menés jusqu’alors.
De 1846 à 1852, l’architecte accomplit un travail exceptionnel, qui consiste à tirer parti de toutes les traces matérielles visibles dans les maçonneries, et susceptibles d'éclairer la connaissance de l'édifice… C'est à partir de ces indices, parfois ténus, qu'il établit les principes de « la restitution » de la forteresse, en se référant à la physionomie que lui avaient donnée les ingénieurs royaux du XIIIe siècle. Le chantier qu’il conduira lui-même se prolongera au-delà de sa mort, en 1879.
Un système de fortifications exceptionnel
Les impressionnantes fortifications, visibles de loin dans la campagne de l’Aude, sont composées de deux enceintes et d'un château comtal du XIIe siècle, lui-même entouré de fortifications. Elles s'étendent sur une longueur totale de 3 km. Protégée par ces remparts et leurs 52 tours, la cité historique, encore habitée de nos jours, abrite notamment la remarquable basilique gothique de Saint-Nazaire et Saint-Celse. Les deux entrées principales de la cité fortifiée, la Porte Narbonnaise sur la façade est et la Porte de l'Aude sur la façade ouest, représentent des dispositifs défensifs particulièrement élaborés.
L’atmosphère onirique de cette « cité décor », cadre idéal des récits de passions médiévales, a attiré de nombreux cinéastes depuis le début du XXe siècle.
Ne pas manquer
  • Le château comtal s'adosse sur l'enceinte antique. Sa courtine, ses tours rondes, son châtelet d'entrée, sa barbacane et son fossé en font une excellente introduction à l’architecture militaire médiévale.
  • La basilique Saint-Nazaire. Seuls subsistent de la cathédrale romane la nef et ses collatéraux, le choeur roman ayant été remplacé par un transept gothique à partir de 1270. Cinq vitraux éclairent le chœur, avec au centre la Vie du Christ. Ses chapelles abritent des vitraux célèbres, l’arbre de Jessé et l’arbre de vie.
  • La Porte Narbonnaise avec ses deux énormes tours est une construction remarquable conçue pour l'art de la guerre ; les salles qui se superposent aux différents niveaux expriment les raffinements de l'architecture gothique.

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