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jeudi 6 octobre 2011

Le Stade de France



Le Stade de France

Le Stade de FranceLorsqu'en 1992, la Fédération Internationale de Football chosit la France comme nation organisatrice de la 16ème coupe du monde, il devient indispensable de faire construire un stade pouvant accueillir 80 000 spectateurs. Les places doivent être assises et couvertes.

Le chantier du plus grand stade de France débute en mai 1995 sur les plans de quatre architectes.
Ceux-ci ont conçu un bâtiment aux formes épurées légères et « en mouvement ».
Le Stade de France est construit partiellement sous le niveau du sol, ce qui diminue son aspect monumental. Les travaux dureront 31 mois.

Le stade est particulièrement remarquable par sa toiture surplombant la pelouse à plus de 40 mètres de haut. De forme ellipsoïdale, il couvre une six hectares et pèse 13 000 tonnes.
Les tribunes sont ainsi protégées et la verrière centrale permet de laisser la lumière naturelle pénétrer jusqu'à la pelouse.

Des visites du stade sont organisées chaque jour de l'année sauf durant les événements.
Les visiteurs peuvent ainsi découvrir l'envers du décor ainsi qu'un parcours muséographique retraçant les moments forts de la construction et de la vie du Stade de France.

Le Panthéon


Le Panthéon

Le PanthéonEn 1744, Louis XV est gravement malde. Il promet que si la mort l'épargne, il fera construire une église votive au sommet de la montagne Ste Geneviève, au coeur du quartier latin, en lieu et place de l'ancienne abbaye tombée en ruines.
C'est ainsi que naquit le Panthéon de Paris.

L'édification du monument est confiée au frère de la Pompadour, favorite du roi, l'architecte Jacques-Germain Soufflot. Il va créer un bâtiment massif alliant un grand nombre de styles, passant du gothique au byzantin sans oublier le grec... un véritable chef d'oeuvre du néo-clacissisime.

La première pierre est posée mais le chantier rencontre de gros problèmes et l'église n'est terminée qu'en 1790.
L'année suivante, les Révolutionnaires la font fermer alors qu'elle n'est toujours pas consacrée. Ils décident de modifier sa destination et de la transformer en panthéon, monument laïque en hommage aux héros français.
L'édifice sera au fil des ans tour à tour religieux et laïc, ce qui explique les mélanges de symboles ornant ses murs.
L'intérieur très solennel a été décoré par des peintres célèbres comme Puvis de Chavannes.

Le Panthéon est ouvert au public tous les jours de l'année excepté les 1er janvier, 1er mai et 25 décembre.
On peut y visiter l'immense crypte accueillant 67 sépultures dont Zola, Malraux, Pierre et Marie Curie et Rousseau.
Il abrite également le Pendule de Foucault prouvant que la Terre ... tourne.

L'hôtel des Invalides


L'hôtel des Invalides

L'hôtel des InvalidesEn 1670, Louis XIV ordonne la construction d'un bâtiment estiné à accueillir les invalides de ses armées afin de les mettre à l'abri du besoin et de la mendicité.
L'édifice situé dans la plaine de Grenelle est rapidement élevé et dès 1674, les premiers pensionnaires s'y installent.

L'Hôtel des Invalides reconnaissable son dôme recouvert de feuilles d'or se composait à l'origine d'une chapelle (terminée en 1706 et qui a été élevée au rang de cathédrale), d'un hôpital militaire, d'une maison de retraite et d'une manufacture de textile et d'imprimerie. Ces ateliers furent rapidement transformés en nouvelles chambrées quand le nombre initialement prévu de 2000 pensionnaires passa à 3000.

De nos jours, l'Hôtel des Invalides de Paris accueille toujours une centaine de retraités de l 'armée française ainsi qu'un hôpital chirurgical renommé.
Une partie des bâtiments a été réaménagée en musée des armées et en un historial Charles de Gaulle.
Lors de la visite des Invalides, on peut se recueillir devant les tombes de nombreux grands militaires français comme Napoléon Bonaparte ou les maréchaux de Turenne, Foch ou Juin.

Les Champs Elysées


Les Champs Elysées

Les Champs ElyséesL'avenue des Champs Elysées connue pour être une des plus belles artères du monde s'étend sur presque deux kilomètres, de la Place de la Concorde à la Place de l'Etoile.

C'est en 1616 que Marie de Médicis fait aménager une promenade bordée d'arbres au milieu des champs situés face au jardin des Tuileries. Elle sera prolongée une première fois sous Louis XIV pour que le souverain puisse admirer le coucher du soleil depuis son palais. Il confia le projet à Le Nôtre.

L'allée devient mondaine, il est de bon ton de s'y montrer et se tenir au courant des derniers potins de la cour.
Elle est baptisée Champs Elysées en 1709 en référence aux Enfers de la mythologie grecque.

En 1724, les Champs Elysées sont à nouveau prolongés et atteignent cette fois l'actuelle Place de l'Etoile. Au début du 19ème siècle, des trottoirs et des immeubles remplacent les arbres.

A l'heure actuelle, de grands espaces verts et quelques bâtiments comme le Théâtre de Marigny et les Petit et Grand Palais bordent la partie inférieure de l'artère alors que les boutiques de luxe se sont installées dans la partie supérieure.
Depuis quelques années, des enseignes plus populaires ont fait leur apparition sur les Champs Elysées, attirés par le flux incessant de touristes et de Parisiens déambulant sur ses trottoirs.

Le Louvre



Le Louvre

Le LouvreVers la fin du 12ème siècle, le roi Philippe-Auguste part en Croisade. C'est pour protéger Paris pendant son absence qu'il fait ériger une enceinte autour de la ville.

A l'emplacement actuel du musée du Louvre se dresse alors une forteresse chargée de surveiller l'aval de la Seine. Il s'agit de la Grosse Tour qui sert également de prison, d'arsenal et de salle d'archives.

Le Louvre devient résidence royale sous Charles V. Lorsque François 1er s'y installe à son tour, il décide de faire reconstruire les bâtiments devenus vétustes et inconfortables et en 1546, un édifice de style Renaissance voit le jour.

Lorsque Louis XIV déménage sa cour au château de Versailles, il laisse dans les bâtiments du Louvre de nombreuses oeuvres d'art accumulées par la famille royale au cours des siècles.
C'est ainsi que prendra naissance vers 1750 le projet de transformer le palais en musée.

Le musée est inauguré officiellement en 1793 et, malgré un grave incendie en 1871, il ne cessera jamais de fonctionner.
Aux collections d'origne ce sont ajoutées les oeuvres confisquées sous la Révolution, des donations privées et de nombreux achats. Le patrimoine actuel du Louvre s'élève à plus de 300 000 oeuvres dont une bonne partie se trouvent dans les réserves du musée.
Elles sont réparties en huit départements.

Le Louvre ouvre ses portes tous les jours sauf les mardis, 1er janvier, 1er mai, 11 novembre et 25 décembre.
Chaque premier dimanche du mois, l'accès aux différentes salles permanentes est gratuit.

L'Opéra Garnier



L'Opéra Garnier

L'Opéra GarnierEn 1858, Napoléon III décide d'offrir à la ville de Paris une nouvelle salle d'opéra. Un concours d'architecte est lancé et c'est le projet du tout jeune Charles Garnier qui est adopté.
Garnier a choisi de privilégier la fonctionnalité du bâtiment. Les emplacements des salles, foyers, scène et locaux administratifs sont déterminés de manière logique de manière à répondre aux atentes de tous les occupants du théâtre.

Malgré de nombreuses difficultés financières dûes à des imprévus et à un budget réduit, la construction est terminée en 1874.
Le bâtiment est enfin révélé au public, il est d'un pur style second empire.
L'Opéra Garnier est alors mis en valeur par le réaménagement complet du quartier. Il est dorénavant relié au Palais des Tuileries par la large Avenue de l'Opéra, bordée de luxueuses boutiques.
Les différents espaces intérieurs sont organisés autour du grand escalier en marbre s'ouvrant sur kles foyers et la salle de spectacle.

Les visiteurs ont accès chaque jour de 10 à 17 heures au grand escalier, aux différents foyers et à la salle de spectacle (celle-ci peut être fermée lors de répétitions).
Plusieurs formules d'abonnement permettent de suivre les plus belles oeuvres lyriques et les nombreux ballets qui composent les saisons de l'Opéra Garnier.

Le cimetière du Père La Chaise



Le cimetière du Père La Chaise

Le cimetière du Père La ChaiseLe cimetière du Père La Chaise est située sur une des sept collines de Paris, sur un terrain qui à l'origine appartenait à l'évêque de la ville.

Au 15ème siècle, un riche négociant achète le terrain pour y faire construire sa résidence de campagne qu'il baptise la « Folie Régnault ».
En 1626, les Jésuites en deviennent à leur tour les propriétaires et y bâtissent une maison de repos destinée aux Pères Jésuites de la Maison professe de Saint Louis.
La « Folie3 devient la résidence du Père de La Chaise, confesseur de Louis XIV.
Le domaine s'agrandit et devient somptueux, toute la cour s'y presse espérant recevoir les faveurs du confident du roi.

Au 18ème siècle, le domaine est vendu pour rembourser des dettes impayées et passe de mains en mains avant d'être finalement acheté par le préfet de la Seine. En 1804, un cimetière y est installé mais jugé trop excentré et trop populaire, il rencontre fort peu de succès auprès des Parisiens. Les autorités ont alors l'idée d'y faire transférer les tombes d'Héloïse et Abélard, de Molière et de Jean de la Fonatine. Les demandes affluent immédiatement.

De nouveaux bâtiments sont ensuite construits, une chapelle funéraire, un colombarium, un crematorium, ... Les tombes rivalisent d'originalité et les plus grands sculpteurs et architectes de l'époque sont requis pour édifier de somptueuses sépultures.

Le Père La Chaise est plus qu'un cimetière, c'est un véritable musée où les touristes se pressent pour admirer les tombes de Jim Morrison, Chopin, Balzac ou Champollion.

Le Sacré Coeur



Le Sacré Coeur

Le Sacré CoeurLa Basilique du Sacré Coeur de Paris est située au sommet de la colline de Montmartre, point culminant de la ville. Montmartre est célèbre pour être le quartier préféré des artistes. Toulous-Lautrec, Picasso, Modigliani, ... y ont vécu.

Cependant la Butte Montmartre est depuis l'Antiquité vouée au culte et les édifices religieux font bon ménage avec les cafés, les rues et les places animées du quartier.

En 1873, un vote à l'Assemblée nationale décide de la construction d'un monument en hommage aux victimes de la guerre et surtout en oeuvre expiatoire pour les crimes commis par les communards en 1871, c'est pourquoi la Basilique est égalment nommée « Voeu national ».
La première pierre est posée en 1875, les travaux sont principalement financés par une souscription nationale.

L'édifice est achevé en 1914 mais il faut attendre la fin de la guerre pour qu'il soit consacré. Ses quatre coupoles, son dôme culminant à 80 mètres de haut et ses mosaïques intérieures forment un curieux mélange de styles roman et byzantin.

La Basilique du sacré Coeur est ouverte au public chaque jour de l'année et plusieurs offices et messes sont célébrés quotidiennement.
La maison d'accueil, l'hôtellerie Ephrem est attenante à la Basilique et reçoit chaleureusement de nombreux pèlerins venus se recueillir seuls ou en famille.

Le Moulin Rouge


Le Moulin Rouge

Le Moulin RougeLa fin du 19ème siècle est marquée par une période d'insouciance et un immense désir de s'amuser.
A Paris, cette folle époque se traduit par l'apparition de cercles littéraires et artistiques non conformistes et de music hall, véritable symbole de cette exaltation.
La Butte Montmartre devient le lieu dé prédilection des artistes et marginaux. Les bourgeois et les aristocrates se mêlent au peuple parisien dans les cabarets aux noms devenus légendaires comme Le Chat Noir, les Folies Bergères ou Le Moulin Rouge.

C'est le 6 octobre 1889 que le Moulin Rouge ouvre ses portes aux pieds de la Butte, dans le « Jardin de Paris ». Ce nouveau Music Hall offre à ses clients des revues effrontées dans un fabuleux décor de miroirs, une immense piste de danse et même des promenades à dos d'âne dans ses jardins.
Le tout Paris s'encanaille dans une ambiance fiévreuse et libertine.

Actuellement, le Moulin Rouge reste l'endroit incontournable de la vie nocturne de la capitale française.
Salle de cabaret, salon de cocktail, retaurant et salle de cinéma accueillent de nombreux touristes. Chaque année plus de 350 000 bouteilles de champagne y sont débouchées ce qui fait du cabaret le plus gros consommateur de ce vin au monde!

Arc de Triomphe


Arc de Triomphe

Arc de TriompheL'Arc de Triomphe de Paris est situé au centre de la Place de l'Etoile, énorme rond point vers lequel convergent douze grandes avenues dont les ChampsElysées.
C'est vers le milieu du 18ème siècle que les autorités décident d'aménager cette esplanade. A cette époque les Champs ainsi que quatre autres artères aboutissent sur un simple terre plein ne rendant pas hommage à la plus belle avenue du monde. Les projets affluent, plus extravagants les uns que les autres. C'est finalement Napoléon Bonaparte qui décide en 1806 d 'ériger sur la Place de l'Etoile un monument rendant hommage à son armée. Il choisit un Arc de Triomphe qui symbolise à la fois sa puissance et l'Antiquité fort en vogue en ce début de 19ème siècle.
Les événements politiques interrompront le chantier et l'Arc ne sera inauguré qu'en 1836 par Louis-Philipe. C''est celui-ci qui a décidé de faire graver en plus des nombreux bas-reliefs, les noms des batailles et des généraux des armées napoléoniennes et républicaines, réconciliant ainsi partisans de l'Empire et de la République.
Le Baron Haussmann fera quelque années plus tard aboutir sept autres avenues sur la place.

Depuis, l'Arc de Triomphe symbolise le patriotisme français et participe aux grandes victoires du pays et aux défilés du 14 juillet.

Le sommet de l'Arc de Triomphe est accessible aux visiteurs. Du haut de ses 50 mètres, on peut profiter d'une vue unique sur les douze artères rayonnant autour de la Place de l'Etoile.

La Tour Eiffel


La Tour Eiffel

La Tour EiffelParis s'apprête à accueillir l'exposition universelle de 1889 et désire offrir à ses visiteurs un monument exceptionnel. C'est le projet réalisé par des ingénieurs de l'entreprise Eiffel qui est choisi.
Les fondations débutent en 1887. Les 18 000 pièces composant cette énorme ossature métallique seront rivetées une à une. De 150 à 300 ouvriers travaillent sans relâche pendant 21 mois et le 31 mars 1889, la Tour Eiffel est achevée malgré les nombreuses contestations de personnalités accusant le monument de défigurer Paris.
La Tour Eiffel est devenue depuis le symbole même de la capitale française.

La Tour Eiffel est accessible chaque jour de l'année. On peut choisir d'y monter par les escaliers ou par ascenseur.
Au premier étage, un vaste espace est ouvert aux visiteurs, des animations expliquent de manière ludique l'histoire de la construction de la tour et relate les multiples anecdotes qui lui sont attachées. Une table panoramique permet de répérer les monuments les plus célèbres de la ville de Paris.

Enfin, plusieurs restaurants et buffets permettent de découvrir ou redécouvrir la gastronomie française tout en jouissant d'une vue extraordinaire de jour comme de nuit.

Notre Dame de Paris


Notre Dame de Paris

Le site de Notre-Dame est voué au culte depuis l'Antiquité.
Durant le Moyen Age, une première cathédrale est élevée et consacrée à Saint Etienne.
Au 12ème siècle, le monument est jugé vétuste et Monseigneur de Sully ordonne sa reconstruction. L'ensemble du quartier est alors métamorphosé pour accueillir Notre Dame qui est à cette époque, le plus grand monument religieux d'Occident.
La construction s'achèvera au cours du 14ème siècle.
Si Notre-Dame de Paris n'est plus depuis bien longtemps la plus grande cathédrale français, son pur style gothique, ses célèbres gargouilles et ses proportions parfaites lui permettent de rivaliser sur un plan esthétique.
La cathédrale est ouverte tous les jours de l'année et chaque dimanche après-midi, un concert gratuit sur ses grandes orgues est offert aux visiteurs

Bonne visite...

Paris


Paris

Paris, capitale de la France mérite bien plus qu'un détour.
Pour découvrir les richesses de son patrimoine culturel et architectural, il faut consacrer plusieurs jours à cette ville millénaire.

Clovis a fait de Paris la capitale de son royaume et, depuis, l'importanc de la ville ne s'est jamais démentie.
Paris a toujours été au coeur de l'histoire et cette position exceptionnelle lui permet d'offrir aujourd'hui une impressionnante quantité de monuments mondialement célèbres comme Notre-Dame ou la Tour Eiffel.

Paris est également une ville aux multiples facetes partagée en des quartiers aussi différents que Montmartre, les Champs Elysées ou Montparnasse.

Son rayonnement à travers les siècles en a fait un haut lieu de culture. Ses innombrables musées dont le Louvre, ses salons littéraires et artistiques, ses expositions, ses défilés de mode attirent chaque année plus de 25 millions de touristes.

Paris, c'est enfin la capitale des divertissements et de la vie nocturne.
Les salles de spectacle, théâtres et opéras proposent à ses visiteurs un important répertoire. De Bobino à l'Olympia, quel artiste n'a pas rêvé de se produire un jour sur une des scènes mythiques de la capitale française.

Fêtes françaises


Fêtes françaises

Bal du 14 juilletVivez Paris dans l’euphorie du 14 juillet ou la féerie de Noël. La plupart des fêtes françaises se traduisent par un jour férié, excepté des événements comme la Fête de la Musique. C’est l’occasion pour les Parisiens et leurs compatriotes de « faire le pont », lorsque ce jour est précédé ou suivi par un week-end. N’oubliez pas de vous renseigner avant de vous déplacer.
Nouvel AnNouvel An : 1er janvier
On passe la soirée entre amis, à la maison, dans les cafés ou les restaurants qui organisent des réveillons. Un peu avant minuit, on se rassemble sur les Champs-Elysées ou devant la Tour Eiffel avec sa bouteille de champagne, en attendant les douze coups de minuit et l’incontournable bise du Nouvel An, pour se souhaiter bonheur et santé.
Fête des Rois : 1er dimanche après le Jour de l’An
Ce dimanche, les boulangers vendent de succulentes galettes dorées fourrées d’une préparation à base d’amandes et de beurre. Une fève est cachée dans la galette et si le sort la met dans votre part, vous serez couronné(e) roi ou reine.
Saint-ValentinSaint-Valentin : 14 février
C’est la fête des amoureux. Les cœurs rouges et roses envahissent les vitrines. A Paris, les panneaux lumineux d’information affichent les plus beaux messages d’amour des internautes.
Mardi Gras : 24 février
C’est la journée des bals masqués et des soirées déguisées. Ce jour marque le début du temps du carême (ou jeûne) chez les chrétiens et il donc d’usage de se régaler !
Pâques : entre le 22 mars et le 25 avril
Fête majeure du calendrier chrétien qui commémore la Passion du Christ. Traditionnellement, les vitrines des pâtisseries et chocolatiers se parent de cloches et d’œufs en chocolats que les enfants iront chercher dans les jardins… ou dans l’appartement.
Fête du Travail : 1er mai
C’est aussi le jour des grandes manifestations syndicales. Mais aussi celui où chacun se procure ou offre un brin de muguet porte-bonheur, auprès des marchands ambulants et fleuristes.
14 juilletFête de la Musique : 21 juin
Des concerts gratuits dans toute la ville. Toutes les musiques, du classique à la Techno, en passant par le rock et les musiques du monde, se jouent à tous les coins de rue. Les Parisiens qui chantent ou jouent de la musique se retrouvent dans la rue…
Fête Nationale : 14 juillet
Célèbre le 14 juillet 1789 et la Révolution Française. Un grand défilé militaire sur les Champs-Elysées, en présence du Chef de l'Etat, attire les foules. A Paris et dans toutes les villes de France, cette grande fête populaire voit fleurir le soir du 13 de splendides feux d’artifice et des bals chaleureux, notamment dans les casernes de pompiers.
Journées du Patrimoine : 3e week-end de septembre
C'est l'occasion unique de découvrir, gratuitement, des merveilles inaccessibles le reste de l'année, à Paris et dans toute la France. Les grands édifices institutionnels ou privés vous ouvrent leurs portes. Il faut vraiment profiter de cet événement, car il n'a lieu que 2 jours dans l'année, le 3e week-end de septembre, pour finir l'été en beauté. Les Journées du Patrimoine furent créées en 1984 par le Ministère de la Culture. L'énorme richesse du patrimoine français justifie le succès de cette manifestation qui attire chaque année des millions de simples curieux ou d'amateurs d'art et d'histoire. Des guides bénévoles se font un plaisir de vous décrire les chefs-d’œuvre de l’architecture civile ou religieuse, les parcs et jardins, les sites archéologiques et même le patrimoine industriel.
Beaujolais Nouveau : 3e jeudi de novembre
C’est l’arrivée des premiers vins AOC (appellation d’origine contrôlée) de l’année. La France entière fête le Beaujolais Nouveau qui, à défaut d’être un grand vin, donne l’occasion de faire la fête entre amis au café et dans les bistrots.
NoëlNoël : 25 décembre
Fête le jour de la naissance du Christ. C’est le temps des marchés de Noël, des patinoires, des vitrines animées des grands magasins, des illuminations sur les grandes artères, comme les Champs-Elysées ou le Boulevard Haussmann, des crèches et de la messe de minuit. C’est surtout une fête familiale autour du sapin et d’un bon repas : huîtres, dinde, fois gras et bûche de Noël sont au menu… en ouvrant les cadeaux.

Fêtes parisiennes


Fêtes parisiennes

Nouvel An chinoisNouvel An chinois : fin janvier - début février
La communauté chinoise de Paris, présente essentiellement dans le 13e arrondissement, fête son Nouvel An. C’est l’occasion d’un grand défilé, haut en couleurs, avec dragons, musique et costumes traditionnels.
Marathon de Paris : début avril
Il réunit jusqu’à 30 000 participants, représentant plus de 70 pays, pour parcourir les fameux 42,195 km au cœur des sites les plus prestigieux de la capitale : de l’avenue des Champs-Elysées à l’avenue Foch, en passant par la Bastille, la Nation, Vincennes, les Tuileries...
Foire du Trône : fin mars à fin mai
La Foire du Trône s’appelait autrefois la Foire au Pain d’Epices. Elle se déroula, de 957 à 1965, sur le cours de Vincennes et prit le nom de Foire du Trône en raison de la proximité de l’avenue du Trône, encadrée de deux colonnes, qui relie la place de la Nation au cours de Vincennes. Célèbre et immense fête foraine, située sur la pelouse de Reuilly dans le 12e arrondissement : grandes roues, attractions spectaculaires pour émotions fortes, manèges plus traditionnels (chevaux de bois, autos tamponneuses, etc.), maisons hantées, stands de tir pour gagner des peluches, stands de confiseries, gaufres…
Gay PrideGay Pride : dernier week-end de juin
Marche des fiertés lesbiennes, gay, bi et trans. Revendications, fantaisie, nombreux chars thématiques et musiques électroniques.
Canal en fête : dernier week-end de juin
Cette fête « écolo-alternative » a pour cadre le Canal Saint-Martin. Elle réunit animations musicales, théâtre de rue, troc-jeux pour enfants, vide-grenier, village associatif représentant les grandes et petites associations qui protègent la planète.
Foire Saint-Germain : début juin à début juillet
Une riche programmation pour le 6e arrondissement : antiquités, bibliophilie, céramique, poésie, expositions, mais aussi théâtre et concerts de musiques du monde, classique, chanson française.
La Goutte d’Or en fêteLa Goutte d’Or en fête : fin juin - début juillet
Festival artistique qui célèbre la diversité ethnique et culturelle de ce quartier du 18e arrondissement, délimité par le boulevard Barbès, la rue Ordener, le boulevard de la Chapelle et la rue Stephenson. Au programme : théâtre, expositions et concerts de musiques raï, reggae, rap, gospel ou classique. Le nom de ce quartier remonte au 15e siècle : des vignes y donnaient alors un vin blanc appelé « Goutte d’Or ».
Lavagem do Sacré Cœur : début juillet
Procession à travers Montmartre et lavage rituel des marches du Sacré Cœur, organisés par la communauté brésilienne de Paris. Cet événement s’inspire de la fête du Saint Patron de Salvador da Bahia. Le joyeux cortège, vêtu de blanc et chargé de fleurs, mélange musique et costumes traditionnels.
Fête de GaneshFête de Ganesh : début septembre
La communauté indienne des 10e et 18e arrondissements fête Ganesh, le dieu à tête d’éléphant, protecteur du foyer qui apporte chance et prospérité. Ne manquez pas ce défilé traditionnel dépaysant et coloré, accompagné de musiciens, danseurs et rituels.
Fête de l’Humanité : 2e week-end de septembre
Fête populaire organisée par le Parti Communiste et le journal L’Humanité, se déroulant à La Courneuve, au nord de Paris. Restauration bon marché et concerts variés (rock, rap, musiques du monde…).
Techno Parade : mi-septembre
Les musiques électroniques envahissent les rues de Paris lors d’un grand défilé. Jeunes et moins jeunes viennent danser autour des nombreux chars.
Fête des Vendanges : 1er ou 2e week-end d’octobre
Nuit BlancheMontmartre célèbre les vendanges de son petit carré de vigne et l’arrivée d’une nouvelle cuvée. C’est l’occasion d’une grande fête conviviale.
Nuit Blanche : début octobre
Quand le monde artistique et culturel parisien se visite… la nuit.

Les jours fériés en France


Les jours fériés en France

Ils correspondent à de grandes fêtes nationales ou à des événements marquants du calendrier religieux chrétien.
  • Paris plage1er janvier : Jour de l’An
  • Entre le 22 mars et le 25 avril : Lundi de Pâques
  • 1er mai : Fête du Travail
  • 8 mai : Victoire 1945
  • 20 mai : Ascension
  • 30 mai : Lundi de Pentecôte
  • 14 juillet : Fête Nationale
  • 15 août : Assomption
  • 1er novembre : Toussaint
  • 11 novembre : Armistice 1918
  • 25 décembre : Noël
Les musées et monuments peuvent être nombreux à fermer plus particulièrement les 1er janvier, 1er mai et 25 décembre. Pensez à vous renseigner au préalable.

mercredi 5 octobre 2011

Nuit des Molières 2011: lever de rideau


La cérémonie des Molières a été créée en 1987, sur le modèle de la cérémonie des César mise en place pour le cinéma en 1976. Elle s’est très vite imposée dans les rendez-vous incontournables de la culture française en récompensant chaque année un théâtre vivant dans différentes catégories : théâtre public ou privé, pièces comique ou dramatique, comédie musicale…
18 statuettes à l'effigie de Molière seront remises pendant la cérémonie.
18 statuettes à l'effigie de Molière seront remises pendant la cérémonie. / Crédits: Stéphane de Sakutin - AFP

Cérémonie des Molières

Le 17 avril 2011
Maison des Arts, Créteil
La première cérémonie des Molières se tint le 23 mai 1987 au théâtre du Châtelet, à Paris. Elle fut dirigée par Georges Cravenne, son fondateur. Pour l’occasion l’Association Professionnelle et Artistique du Théâtre (APAT) fut créée afin d’organiser cet événement. Si des personnalités du théâtre privé furent à l’origine de cette association son conseil d’administration accueillit, au fil du temps, des professionnels du théâtre public. En effet, depuis 2004 il comprend trois collèges composé de 6 membres chacun, soit 6 représentants  du théâtre privé,  6 du théâtre  public  et  6 personnalités qualifiées. Il est amené à consulter des représentants de l’Etat, du Syndicat National des Entreprises artistiques et culturelles (Syndéac), du Syndicat National des directeurs et tourneurs du théâtre privé(SNDTP), de la Société des auteurs et compositeurs dramatiques (SACD), de l’Administration des droits des artistes et musiciens interprètes (ADAMI).
En 2011, pour la deuxième année consécutive, la Maison des Arts de Créteil accueille la cérémonie des Molières. La cérémonie sera présentée par Michel Galabru et Michel Laffitte. Elle sera retransmise  en direct sur France 2. 18 statuettes  seront remises auxquelles s’ajouteront un ou plusieurs Molières d’honneur.
Cette 25e Nuit sera marquée par des retours en images sur les années passées, avec la présentation de séquences - souvenirs  articulées autour de trois thèmes : 25 ans de rire, 25 ans d’émotions et 25 ans d’hommages. Sans oublier l’évocation de récents  disparus tels Bernard Giraudeau, président de l’édition 2009 dont l’excellence fut particulièrement récompensée l’an dernier  ou encore Annie Girardot, Molière d’honneur en 2002.
La tradition veut qu’une pièce soit jouée avant la cérémonie officielle. Cette année ce sera « Jeux de scène » de Victor Haim, avec Léa Drucker et Zabou Breitman.
Consultez les nominations 2011 et faites vos pronostics.

Les arts forains


Lointain héritage des foires du Moyen Age, la fête foraine continue toujours aujourd’hui d’attiser la curiosité, d’émerveiller, de divertir, de faire rêver. Les « arts forains » désignent les techniques, les objets, les attractions, mis en scène pour créer cette ambiance festive… pour le plus grand bonheur de tous !
Technologies innovantes à l’appui,  les attractions évoluent vers le « toujours plus vite, toujours plus fort, toujours plus fou »
Technologies innovantes à l’appui, les attractions évoluent vers le « toujours plus vite, toujours plus fort, toujours plus fou » / Crédits: Bruno Dupont - Fotolia
De la chenille au train fantôme, du grand huit aux autos tamponneuses, des chevaux de bois du carrousel à la grande roue, de la montagne russe à la pêche au trésor pour les plus petits, la fête foraine a la saveur des années d’enfance, au goût de barbes à papa, de guimauves et de pommes d’amour.
C’est une fête populaire et éphémère qui réunit les foules au son des orgues de barbarie  et des  limonaires, qui résonne des annonces faites par les forains pour attirer les passants dans leurs stands de tir, de loterie, de voyance… et des cris d’enfants émerveillés.
Un forain, étymologiquement parlant, c’est quelqu’un qui est à l’extérieur, étranger à la communauté. L’adjectif foreign en anglais vient d’ailleurs directement de ce terme. Et la fête foraine et ses arts, c’est avant tout un divertissement venu d’ailleurs, un monde magique et merveilleux qui vient rompre le quotidien des petits et des grands.
De nos jours, technologies innovantes à l’appui,  les attractions évoluent vers le « toujours plus vite, toujours plus fort, toujours plus fou », ainsi  les   montagnes russes  les plus récentes osent des virages de plus en plus inclinés, enchaînent  « looping » plongeant et tonneaux  à des vitesses et à des hauteurs hors d’atteinte il y a quelques années. Les nouvelles attractions incluent le cinéma 3D-relief…
Quant aux nostalgiques d’un temps où la grande roue était en bois et  les petits chevaux étaient rois, ils peuvent  également se rendre à Paris, au musée des arts forains  et redécouvrir la magie de l’enfance au travers de ces attractions heureusement préservées.

Le Bureau de la Reine Marie-Antoinette retrouve Versailles


Ce bureau, chef-d'oeuvre du maître ébéniste Jean-Henri Riesener (1734 –1806), daté de 1783 et reconnu « oeuvre d’intérêt patrimonial majeur », vient d’être acquis par l’Etat pour le château de Versailles. Il retrouve ainsi son lieu d'origine.
Le bureau frappe par l’élégance de ses proportions.
Le bureau frappe par l’élégance de ses proportions. / Crédits: Château de Versailles, Christian Milet
Chef-d'oeuvre du maître ébéniste Jean-Henri Riesener (1734 –1806), le favori de Marie- Antoinette, ce bureau avait disparu des collections royales depuis la Révolution française.
D’une absolue perfection dans son exécution, le bureau frappe par l’élégance de ses proportions, le raffinement de son placage de bois précieux et, plus encore, la qualité de son décor de bronze doré à l’antique ou à motifs floraux, si révélateurs du goût de la Reine. Il fut livré au Garde-Meuble de la Reine pour le domaine de Trianon. Il était destiné plus particulièrement à l'une des pièces de la Maison de la Reine, au Hameau de la Reine.
Cet ensemble de chaumières de style normand, construit par Richard Mique à partir de 1783, d’un aspect volontairement modeste à l’extérieur, réservait à l’intérieur la surprise d’un décor et d’un ameublement particulièrement luxueux. Ainsi, ce salon était meublé de quatre magnifiques encoignures aussi de Riesener, aujourd’hui conservées dans plusieurs musées américains. Ce précieux mobilier fut vendu et dispersé lors de la Révolution française.
Ne pouvant être replacé au Hameau, le bureau de Marie-Antoinette sera présenté dans le Cabinet doré de la Reine. Le château de Versailles poursuit sa politique de remeublement, entreprise depuis la dernière guerre. Cette acquisition a été rendue possible grâce aux dispositions fiscales de la loi du 1er août 2003 relative au mécénat, aux associations et aux fondations. Ces dispositions créent des conditions favorables à l’entrée dans les collections publiques, grâce au mécénat d’entreprise, d’œuvres reconnues d'intérêt patrimonial majeur par la Commission consultative des trésors nationaux.

Les Causses et les Cévennes au Patrimoine mondial de l’Unesco


Les Causses et les Cévennes, plateaux pelés et massifs granitiques, ont été inscrits mardi 28 juin 2011 au Patrimoine mondial de l'Unesco.
Le mont Lozère est le point culminant des Cévennes, offrant un magnifique panorama sur le Parc national des Cévennes.
Le mont Lozère est le point culminant des Cévennes, offrant un magnifique panorama sur le Parc national des Cévennes. / Crédits: Gérard Labriet / Photononstop
Les Causses et les Cévennes ont donc été retenus pour "le rôle universel" qu'y joue l'agro-pastoralisme pour modeler et entretenir l'espace" sur 3000 km2. Un territoire où "les activités agricoles et pastorales contribuent à la préservation des milieux ouverts de haute valeur patrimoniale, de la qualité des paysages et de la biodiversité", explique le site internet du Parc national des Cévennes.
Porté par les départements de l'Aveyron, le Gard, l'Hérault et la Lozère, ce dossier défend en particulier l'élevage non-intensif des brebis, qui donne le Roquefort
Pour 2011, l'UNESCO aura finalement retenu 25 sites. La liste du Patrimoine mondial en compte aujourd'hui 936 (183 naturels, 725 culturels et 28 sites mixtes). Rappelons que sur l’ensemble des biens inscrits au Patrimoine mondial de l’Unesco, la France figure parmi les premiers pays représentés.

L’abbaye de Conques


Chef-d’œuvre absolu de l’art roman, célèbre pour son tympan et son trésor composé d’œuvres d’art  uniques de l’époque carolingienne, l’abbatiale  Sainte-Foy de Conques, (Aveyron), est classée monument historique depuis 1840 et inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco, en tant qu’église de pèlerinage des chemins de Saint-Jacques de Compostelle en France.   
L’abbaye de Conques est bâtie à l’aplomb d’une faille géologique.
L’abbaye de Conques est bâtie à l’aplomb d’une faille géologique. / Crédits: Hervé Rouveure - Fotolia.com
Le nom de Conques provient du site, en forme de coquille échancrée formé par le torrent de l’Ouche (de l’occitan oucho : brèche, entaille) qui domine la vallée du Dourdou dans le département de l’Aveyron. L’abbaye est bâtie à l’aplomb d’une faille géologique. Selon la chronique monacale des XIe et XIIe siècles, ses origines remonteraient aux premiers chrétiens, réfugiés dans ces terres inaccessibles pour mener une vie austère et échapper aux persécutions romaines. Les ermites se regroupèrent en communautés et édifient une première chapelle, en 371.
L’abbaye sera fondée par l'abbé Dadon, sous la protection de Charlemagne. qui offre une relique de la Croix au monastère de Conques. Son fils, Louis le Pieux, transformera le monastère en abbaye impériale en 818.
Entre 844 et 862, les Vikings pillent Agen et Toulouse, et les grandes abbayes de ces régions cachent leurs reliques dans le Massif central. Les reliques de sainte Foy, fillette martyre agenaise, arrivent à Conques. L’abbaye acquiert alors une renommée internationale, soutenue par l’ouverture de la « via podiensis », itinéraire de pèlerinage du Puy à Saint-Jacques-de-Compostelle.
L’abbatiale
L’afflux de pèlerins rend nécessaire la construction de l’abbatiale actuelle, commencée en 1041, et dont la nef est achevée au début du XIIe siècle. Pour s’adapter au terrain aveyronnais, son plan en croix classique inclut un transept plus long que la nef. Par son architecture, l’église abbatiale se rattache à une série d’églises de pèlerinage comme Saint-Martin de Tours, Saint-Martial de Limoges, Saint-Sernin de Toulouse et Saint-Jacques de Compostelle, toutes situées sur la route du pèlerinage de Saint-Jacques. L’abbatiale deviendra aussi source d’inspiration pour la construction des grandes églises romanes d’Auvergne
L’intérieur de l’abbatiale, qui comprend plus de 250 chapiteaux, est très sobre. Sa voûte culmine à 22 m. Son  déambulatoire est orné de magnifiques grilles datant du XIIe siècle. Au portail occidental de l’abbatiale, le tympan du Jugement dernier, où 124 personnages sont représentés sur trois niveaux, constitue l’une des œuvres emblématiques de la sculpture romane.
Depuis 1994, une commande publique a permis de doter l’abbatiale de vitraux contemporains,  conçus par un peintre majeur, Pierre Soulages, et réalisés par le maître verrier Jean-Dominique Fleury. Le verre non coloré respecte et module les variations de la lumière naturelle et  concourt à la continuité de surface  exceptionnelle entre les murs et les fenêtres. L’ensemble est un exemple remarquable d’intégration d’œuvres contemporaines dans un lieu au passé architectural et historique prestigieux.
Le trésor
Le Trésor de l’Abbatiale de Sainte-Foy, caché sous la Révolution française, constitue la plus complète collection d’orfèvrerie religieuse françaiseLa collection comprend des œuvres  du IX e au XVIe siècle, en  particulier des reliquaires datant du XIe siècle réalisés par des artistes locaux. La pièce maîtresse est la statue reliquaire de sainte Foy, du IXe siècle, faite de plaques d’or et d’argent sur une âme en bois.

La cathédrale de Bourges


Au centre de la France, dans l’ancienne province du Berry, Bourges offre au visiteur un des plus beaux joyaux de l’art gothique français : la cathédrale Saint-Etienne. Située dans le centre historique de la ville, secteur sauvegardé depuis 1965, elle est classée monument historique depuis 1862 et a été inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco en 1992.
Par-delà sa beauté architecturale, la cathédrale de Bourges témoigne de la puissance du christianisme dans la France médiévale.
Par-delà sa beauté architecturale, la cathédrale de Bourges témoigne de la puissance du christianisme dans la France médiévale. / Crédits: Jean-Jacques Cordier - Fotolia.com
Admirable par ses proportions et l'unité de sa conception, la cathédrale Saint-Étienne de Bourges a été construite entre la fin du XIIe et la fin du XIIIe siècle. Son tympan, ses sculptures et ses vitraux sont particulièrement remarquables. « Par-delà sa beauté architecturale, elle témoigne de la puissance du christianisme dans la France médiévale », selon le site de l’Unesco.
La cathédrale de Bourges a exercé une influence considérable dans le développement de l'architecture gothique.
Symbole du christianisme dans la France médiévale
Dès le IIIe siècle, la communauté chrétienne de Bourges est la première de Gaule ; la cité,  devenue  ville royale depuis 1100, se situe à l’époque à la limite Sud du royaume de France et de l’Aquitaine, possession anglaise. Tête de pont du pouvoir capétien et affirmation de la puissance de l’archevêque de Bourges, « Primat d’Aquitaine »,  la cathédrale de Bourges se devait de frapper les esprits.
Originale et somptueuse
Premier édifice gothique construit au sud de la Loire, la cathédrale Saint-Étienne est admirable par ses proportions harmonieuses. « Elle frappe avant tout par son extraordinaire beauté, qui combine à la perfection l'organisation de l'espace avec des proportions harmonieuses et un décor de la plus grande perfection », comme le souligne l’Unesco.
Son architecte anonyme a opté pour un plan unique, dépourvu de transept et pour des effets plastiques extrêmement modernes pour leur temps. Des éléments qui distinguent la cathédrale du plan de Notre-Dame de Paris, dont l’architecte se serait partiellement inspiré (double déambulatoire, nef centrale à voûte sexpartite, avec une alternance de piles faibles et fortes). L’édifice se distingue aussi par une luminosité exceptionnelle. Sur les  trois étages du chœur, s’ordonnent des vitraux du XIIIe siècle,  véritables «  livres de lumière ».
La façade occidentale, mesurant plus de 40 mètres, est la plus large de tous les édifices gothiques de France. Elle se pare de cinq portails à double portes, somptueusement sculptés : le portail Saint Guillaume, le portail de la Vierge, le portail du Jugement dernier, le portail Saint Etienne, le portail Saint Ursin.
La cathédrale est encore entourée des maisons à pans de bois qui témoignent de l'image de la ville médiévale.
Ne pas manquer
  • Le tableau grandiose du Jugement dernier, chef-d’œuvre de la sculpture gothique (1240), sur le portail central de la façade occidentale.
  • La magnificence des vitraux du chœur éblouit les visiteurs : Lazare et le mauvais riche, l’invention des reliques de Saint Etienne, le Bon samaritain… illustrent l’enseignement de l’Eglise.
  • A admirer également, la verrière du Grand Housteau  (XIe siècle) sur la façade occidentale et les verrières des chapelles latérales (XVe au XVIIe siècles) dont la célèbre Annonciation  de la chapelle Jacques Cœur.
  • Construite en 1424 et restaurée récemment, l’horloge astronomique est l’une des plus vieilles horloges en fonctionnement. Elle rythme encore les heures au son du Salve Regina.
  • Curieux et  sportifs peuvent  gravir les 396 marches de la tour nord ou « tour de Beurre » et découvrir à son sommet une surprenante perspective sur la cathédrale et une vue panoramique de la ville.

Pitons, cirques et remparts de l’île de la Réunion


L’île de la Réunion, dans l’océan Indien, est un territoire unique où la montagne fusionne avec la mer et où le relief tourmenté offre des paysages grandioses. Situé au cœur du Parc national de la Réunion, la zone des pitons, cirques et remparts a été classée au patrimoine mondial de l’Unesco en 2010. Elle couvre 100 000 hectares, soit 40% de l’île.
Salazie fait partie des trois cirques de l'île de la Réunion.
Salazie fait partie des trois cirques de l'île de la Réunion. / Crédits: Thierry Sébaut - Fotolia
Le site des pitons, cirques et remparts de la Réunion « présente une grande diversité d’escarpements, de gorges et de bassins boisés qui, ensemble, créent un paysage spectaculaire et contribuent significativement à la conservation de la biodiversité terrestre de l’archipel des Mascareignes », indique le site de l’Unesco. Il est dominé par deux pics volcaniques : le Piton des Neiges -point culminant de l’île issu de plusieurs épisodes volcaniques consécutifs et superposés- et l’un des volcans les plus actifs au monde, le Piton de la Fournaise.
Un paysage hors du commun
Les éruptions volcaniques, les glissements de terrains d’origine tectonique et l’érosion par les fortes pluies et les cours d’eau ont créé sur l’île un monde unique d’une beauté saisissante. Le paysage est constitué de nombreux remparts naturels (murailles rocheuses escarpées d’âge et de nature géologique variés, engendrées par l’activité sismique). L’île est aussi jalonnée de trois cirques imposants : Mafate, uniquement praticable à pieds, Salazie qui bénéficie d’un climat plus humide et d’une végétation plus luxuriante et Cilaos, réputé pour « la route aux 400 virages » qui conduit jusqu’au village central du même nom. De forme circulaire ou semi-circulaire, ces amphithéâtres naturels aux parois abruptes ont été créés par les différentes éruptions du Piton des Neiges. Ils se caractérisent par leur hauteur et leur verticalité qui créent un effet saisissant.   
Une mosaïque d’écosystèmes
Cet ensemble naturel est composé de plusieurs gorges profondes, boisées, et d’escarpements abritant des forêts subtropicales, des forêts de brouillard et des landes. Le site des pitons, cirques et remparts forme une mosaïque d’écosystèmes qui possèdent leurs propres caractéristiques paysagères. Ces écosystèmes regroupent une grande diversité de faune et de flore. C’est une zone très importante pour la conservation de la biodiversité terrestre car 30 % de ses espaces sont restés intacts depuis la découverte de l’île.
Ne pas manquer
  • Les trois cirques : Mafate situé au nord-ouest, Salazie au nord-est et Cilaos au sud de l’île.
  • Pour les plus sportifs, l’île propose de nombreux circuits de randonnée et de découverte, notamment l’ascension du Piton des Neiges.
  • Les plages réunionnaises situées sur la côte Ouest et le Sud de l’île proposent des paysages et des atmosphères différentes (sable noir ou blanc sur fond d’eau turquoise).

La cité fortifiée de Carcassonne


Exemple exceptionnel de ville médiévale fortifiée, la cité de Carcassonne a joué un rôle de première importance dans l’histoire du Languedoc. Au XIXe siècle, le travail de  restauration  de la cité, dirigé par Eugène Viollet-le-Duc, lui permit de retrouver son apparence du XIIIe siècle. Depuis 1997, elle est inscrite au Patrimoine mondial de l’Unesco.
Les impressionnantes fortifications, visibles de loin dans la campagne de l’Aude, sont composées de deux enceintes et d'un château comtal du XIIe siècle, lui-même entouré de fortifications.
Les impressionnantes fortifications, visibles de loin dans la campagne de l’Aude, sont composées de deux enceintes et d'un château comtal du XIIe siècle, lui-même entouré de fortifications. / Crédits: Philippe Berthé - CMN, Paris
La cité médiévale de Carcassonne est dotée d'un extraordinaire système défensif entourant le château et les corps de logis qui lui sont associés, ses rues et sa superbe cathédrale gothique ; ses remparts massifs ont été construits sur des murailles remontant à la fin de l'Antiquité. « Carcassonne doit aussi son importance exceptionnelle à la longue campagne de restauration menée par Viollet-le-Duc, l'un des fondateurs de la science moderne de la conservation », selon le site de l’Unesco.
Historique
A la fin de la Croisade contre les Albigeois, la ville fortifiée historique de Carcassonne devint une place emblématique du pouvoir du roi de France, à la frontière aragonaise. Sous les règnes successifs de Louis IXPhilippe Le Hardi et Philippe Le Bel, elle prend sa physionomie définitive.
Au début du XIXe siècle, la cité est une forteresse aux murailles à demi ruinée, perchée sur une butte difficile d'accès. Il faudra attendre la seconde moitié du XIXe siècle et l’émergence d’une nouvelle conscience patrimoniale pour qu’elle bénéficie, sous la conduite d’Eugène Viollet-le-Duc, d’un des plus importants chantiers de restauration jamais menés jusqu’alors.
De 1846 à 1852, l’architecte accomplit un travail exceptionnel, qui consiste à tirer parti de toutes les traces matérielles visibles dans les maçonneries, et susceptibles d'éclairer la connaissance de l'édifice… C'est à partir de ces indices, parfois ténus, qu'il établit les principes de « la restitution » de la forteresse, en se référant à la physionomie que lui avaient donnée les ingénieurs royaux du XIIIe siècle. Le chantier qu’il conduira lui-même se prolongera au-delà de sa mort, en 1879.
Un système de fortifications exceptionnel
Les impressionnantes fortifications, visibles de loin dans la campagne de l’Aude, sont composées de deux enceintes et d'un château comtal du XIIe siècle, lui-même entouré de fortifications. Elles s'étendent sur une longueur totale de 3 km. Protégée par ces remparts et leurs 52 tours, la cité historique, encore habitée de nos jours, abrite notamment la remarquable basilique gothique de Saint-Nazaire et Saint-Celse. Les deux entrées principales de la cité fortifiée, la Porte Narbonnaise sur la façade est et la Porte de l'Aude sur la façade ouest, représentent des dispositifs défensifs particulièrement élaborés.
L’atmosphère onirique de cette « cité décor », cadre idéal des récits de passions médiévales, a attiré de nombreux cinéastes depuis le début du XXe siècle.
Ne pas manquer
  • Le château comtal s'adosse sur l'enceinte antique. Sa courtine, ses tours rondes, son châtelet d'entrée, sa barbacane et son fossé en font une excellente introduction à l’architecture militaire médiévale.
  • La basilique Saint-Nazaire. Seuls subsistent de la cathédrale romane la nef et ses collatéraux, le choeur roman ayant été remplacé par un transept gothique à partir de 1270. Cinq vitraux éclairent le chœur, avec au centre la Vie du Christ. Ses chapelles abritent des vitraux célèbres, l’arbre de Jessé et l’arbre de vie.
  • La Porte Narbonnaise avec ses deux énormes tours est une construction remarquable conçue pour l'art de la guerre ; les salles qui se superposent aux différents niveaux expriment les raffinements de l'architecture gothique.