pub

mercredi 5 octobre 2011

La cathédrale Notre-Dame, l’ancienne abbaye Saint-Rémi et le palais de Tau de Reims


Située dans le département de la Marne et la région Champagne-Ardenne, à 130 km de Paris, Reims, dite «  cité des sacres » ou « cité des rois », abrite quatre édifices inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1991 : la cathédrale Notre-Dame, l'ancienne abbaye royale de Saint-Rémi et son église abbatiale, la basilique Saint-Rémi, ainsi que l’ancien palais épiscopal, connu sous le nom de Palais de Tau.
Fleuron de l’art gothique, la cathédrale de Reims, construite à partir de 1211, témoigne d’une maîtrise remarquable des nouvelles techniques architecturales apparues au XIIIe siècle.
Fleuron de l’art gothique, la cathédrale de Reims, construite à partir de 1211, témoigne d’une maîtrise remarquable des nouvelles techniques architecturales apparues au XIIIe siècle. / Crédits: François Nascimbeni - AFP
« La cathédrale, l'archevêché et la vieille abbaye de Saint-Rémi sont très directement liés à l'histoire de la monarchie française, et donc plus généralement à l'histoire de la France », selon le site de l’Unesco. « C'est dans ces lieux que se déroulait une partie de la cérémonie du couronnement, fondée sur l'équilibre parfait entre Église et État qui fit de la monarchie française un modèle politique pour toute l'Europe, jusqu'à nos jours. »
Le sacre des rois de France
Le baptême de Clovis, en 498, est l’acte fondateur du royaume des Francs. Depuis, Reims est la ville des sacres : 29 rois  y ont été  couronnés entre 1027 et 1825. La cérémonie se déroulait dans le choeur de la cathédrale. L'ancienne abbaye royale de Saint-Rémi avait la garde de la Sainte Ampoule, contenant le chrême, l’huile sainte qui servait à l’onction du roi. Son église abbatiale, labasilique Saint-Rémi, construite à l’époque romane et remaniée à l’époque gothique, conserve sa belle nef du IXe siècle, dans laquelle repose la dépouille de l'archevêque saint Rémi (440-553) qui baptisa Clovis. L’ancien palais épiscopal, connu sous le nom de Palais de Tau, transformé au XVIIe siècle par Jules Hardouin-Mansart et Robert de Cotte, conserve le trésor de la cathédrale et une partie de sa riche statuaire.
Notre-Dame de Reims, référence universelle
Fleuron de l’art gothique, la cathédrale de Reims, construite à partir de 1211, bénéficie de l’expérience architecturale acquise à Sens, Paris, Senlis, Soissons ou Chartres et témoigne d’une maîtrise remarquable des nouvelles techniques architecturales apparues au XIIIe siècle. Le plan en croix latine est celui d’un vaste édifice, aux dimensions ambitieuses. La nef culmine à 38 mètres. Le poids de la voûte est contrebuté par des arcs-boutants, magnifiquement décorés. Ecrin de lumière, la cathédrale magnifie l’art du vitrail, très présent en Champagne-Ardenne ; le visiteur peut y admirer les vitraux gothiques, magnifiquement restaurés ou recréés après la Première Guerre mondiale, et des vitraux contemporains de Marc Chagallde Brigitte Simon ou d’Imi Knoebel.
La cathédrale de Reims reste inégalée par la richesse de sa statuaire. Avant 1918, elle comportait plus de 2300 statues. Jamais encore les artistes n'avaient autant réussi à donner vie aux sculptures. A Reims, le célèbre Ange au sourire, le Saint-Joseph ou la Servante deviennent des personnages à part entière.
Ne pas manquer
  • Sur le portail principal de la façade occidentale de la cathédrale, le Couronnement de la Vierge. Sur le portail de gauche de la façade occidentale de la cathédrale, la célèbre statue de l’Ange au Sourire, celle de la Reine de Saba restaurée en 2007, celle de l’homme à la tête d’Ulysse restaurée en 2010.
  • Le spectacle « Rêve de couleurs » : une mise  en lumière nocturne exceptionnelle de la façade de la cathédrale.
  • Le tombeau de saint Rémi, dans le chœur  de la Basilique.
  • Le talisman de Charlemagne (IXe siècle) et le calice de saint Rémi (XIIe siècle), au Palais de Tau.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire