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dimanche 8 janvier 2012

Prothèses mammaires PIP : Une semaine de révélations


L'affaire des prothèses mammaires de la marque PIP prend de l'ampleur. Cette semaine a été marquée par de nouvelles révélations. Francesoir.fr vous retrace les événements des derniers jours de ce scandale devenu international.
Les prothèses mammaires ont été jugées dangereuses
Les prothèses mammaires ont été jugées dangereuses SIPA/Ibo



Vendredi 30 décembre
Vingt cas de cancer ont été déclarés chez des femmes porteuses de prothèses mammaires PIP selon l'Agence des produits de santé (Afssaps). Néanmoins, « aucune imputabilité n’a été établie à ce jour entre ces cas de cancer et le port des implants PIP ». D'après ce nouveau bilan,  « on dénombre 3 cas de lymphome, 15 cas d’adénocarcinome mammaire, un cas d’adénocarcinome du poumon, une leucémie aiguë myéloblastique », affirme un porte-parole de l'Afssaps. D'après les autorités sanitaires françaises, le silicone utilisé dans ces implants peut causer des irritations en cas de rupture, mais tout risque de cancer reste écarté.
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Mardi 3 janvier
Jean-Claude Mas, fondateur de la société varoise de prothèses mammaires PIP, a rencontré pour la première fois, des représentants de l'Agence des produits de santé (Afssaps). L'homme de 72 ans est en plein coeur de la polémique depuis la révélation de l'affaire en mars 2010. Il est visé par deux enquêtes judiciaires « pour tromperie aggravée » et « homicide involontaire. » S'il a été entendu à deux reprises par les enquêteurs, il n'est, pour l'heure, pas mis en examen dans cette affaire et ne fait l'objet d'aucun contrôle judiciaire. « Il a rencontré des représentants de l'Afssaps pendant trois heures sans gendarme ni policier, avec l'accord du parquet de Marseille. C'est un événement qui devrait tranquilliser les gens », a déclaré son avocat, Me Yves Haddad.
Mercredi 4 janvier
Dans le cadre de l'information judiciaire ouverte contre Jean-Claude Mas, la juge d'instruction Annaïck Le Goff s'est rendue ce mercredi dans les locaux de la société, plus précisément au siège social de l'entreprise, à La Seyne-sur-Mer (Var), et dans les anciens lieux de production, non loin de là, à Six-Fours.
Jeudi 5 janvier
Le Syndicat national de chirurgie plastique reconstructive et esthétique (Sncpre) annonce qu'il était prêt à renoncer à ses honoraires pour la pose de nouveaux implants chez toutes les femmes porteuses d'implants défectueux. L'annonce a été faite par la voix de Jean-Marie Faivre, le secrétaire général du Sncpre. Ce dernier s'est également adressé au Syndicat des anesthésistes en leur proposant de réduire de moitié le montant de leurs honoraires. Au final seuls les frais d’hospitalisation et l’implant à prix coûtant seront à la charge de la patiente, l'intervention pourrait alors leur revenir à 1.500 euros au lieu des 4.000-5.000 euros habituels. Par ce geste, les praticiens membres du Sncpre souhaitent rappeler qu'ils sont «avant tout médecins et conscients de l'enjeu de santé publique qui résulte du scandale des prothèses PIP ».
Vendredi 6 janvier
Jean-Claude Mas assume la supercherie de ses prothèses mammaires non conformes et soupçonnées d'être à l'origine de plusieurs cas de cancers. Devant les enquêteurs qui l'ont interrogé en octobre, le fondateur de la société varoise PIP a expliqué qu'il savait « que ce gel n'était pas homologué ». Mais, a-t-il poursuivi, « je l'ai sciemment fait car le gel PIP était moins cher (…) et de bien meilleure qualité ». C'est l'AFP qui a pu consulter le PV d'audition : le fondateur de PIP explique que « dès 1993 », soit deux ans seulement après la création de sa société, il avait donné « l'ordre de dissimuler la vérité » à l'organisme certificateur allemant TÜV, soit bien avant la mise sur le marché des implants incriminés aujourd'hui.
Par ailleurs, une ancienne salariée du groupe auditionnée par les enquêteurs a expliqué qu'une double base de données avait été établie pour déjouer les contrôles de l'organisme allemand TÜV Rheinland, un organisme de certification de produits et systèmes de management. Selon elle, il « vérifiait simplement si le cahier des charges était respecté ». « Aucun échantillon de prothèse n'était testé », ajoute-t-elle. Seul le nom du gel américain autorisé, le Nusil, était noté.
francesoir.fr

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