Un vol de la compagnie française reliant Houston à Paris a du faire demi-tour ce mercredi après 30 minutes de vol à cause d'un problème de sécurité.
Les problèmes semblent s'accumuler pour Air France SIPA
Sale temps pour Air France. Après avoir vu un de ses appareils immobilisé à Boston parce qu'il manquait une trentaine de vis sur un avion qui sortait pourtant de révision, la compagnie aérienne vient de connaître une nouvelle mésaventure aux Etats-Unis. Le vol AF 639 de ce mercredi censé relier Houston, la plus grande ville texane à Paris, a dû faire demi-tour après la découverte d'un téléphone portable dont le propriétaire n'a pas pu être identifié. « Conformément aux procédures en vigueur et par mesure de précaution » le vol a donc rebroussé chemin selon la compagnie aérienne.
« A aucun moment la sécurité ou la sûreté des passagers n'a été engagée » a-t-elle poursuivi. L'appareil, un Boeing 777-200 transportant 228 passagers et 15 membres d'équipage, était attendu à Paris à 8h34. Il n'a atterri qu'à 13h29, avec 5 heures de retard. Outre le problème de vis, un Paris-New York d'air France avait également du faire demi-tour fin décembre après l'apparition d'un problème mineur détecté sur une vanne de dégivrage. L'avion était reparti peu de temps après. « Le vol AF08 du 25 décembre a effectué un retour à CDG par mesure de précaution en raison d'un incident mineur sur une des vannes de dégivrage dans un contexte hivernal » avait expliqué un porte-parole. « Mesure de précaution » ou de « sécurité », «incident mineur », les éléments de langage sont bien rodés pour minimiser les problèmes mais vu de l'extérieur, ils semblent s'accumuler.
"Rétablir la santé financière du groupe pèsera sur tous les domaines"
« Pour le téléphone portable du Houston-Paris, nous sommes dans le cadre de procédure de sécurité que les pilotes sont tenus d'appliquer » a indiqué à FranceSoir.fr, François Hamant, président du syndicat de pilotes Alter. Concernant l'incident des vis manquantes, le problème venait d'un sous-traitant, le chinois Taeco. Une pratique de sous-traitance « que se partagent de nombreuses compagnies aériennes » rappelle François Hamant « d'autant plus que Taeco avait évidemment toutes les autorisations nécessaires ».
Selon le syndicaliste les problèmes ne s'accumulent donc pas ces derniers mois et la, mauvaise, santé financière du groupe n'entraîne pas d'économies sur la sécurité des appareils. En revanche son organisation scrutera avec attention les futures décisions de la nouvelle équipe de direction. Pour lui Alexandre de Juniac arrivé il y a quelques semaines à la tête d'Air France «est là pour verser un dividende aux actionnaires » et « rétablir la santé financière du groupe pèsera sur tous les domaines », sous-entendu y compris sur celui de la sécurité. Ses premières décisions sont attendues pour la fin du premier semestre 2012.
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